Synatom gère l’aval du cycle du combustible
Mission. En Belgique, Synatom prend en charge toute la phase dite ‘aval’ du cycle du combustible nucléaire, après son déchargement des centrales. Le combustible nucléaire dans un réacteur a une durée d'exploitation d'environ quatre ans. Lorsqu'il sort ensuite du réacteur, il est hautement radioactif et requiert une gestion précise. Depuis le tout premier déchargement d’une centrale nucléaire belge, en 1976, cette mission est confiée à Synatom. L'entreprise en définit la stratégie de gestion économique et technique en vue du retraitement et recyclage ou de l’enfouissement définitif des déchets radioactifs.
Deux options de gestion du combustible usé. Dans le cycle dit ‘fermé’, le combustible est recyclé dans des installations industrielles spécifiques. A l’issue du retraitement, est obtenu 97 % de combustible réutilisable, sous forme d’uranium et de plutonium qui peuvent être réintégrés dans de nouveaux assemblages de combustible nucléaire contenant de l'uranium ou des éléments MOX (mélange de plutonium et d'uranium). Dans le cycle dit ‘ouvert’, le combustible est immédiatement considéré comme un déchet. Il n’est pas traité. En attendant son évacuation définitive en couches géologiques profondes, il est stocké temporairement pour que sa chaleur et sa radioactivité diminuent progressivement.
La gestion des deux options par Synatom. En Belgique, dans les années 70, l’option du cycle fermé a été pratiquée pour 671,5 tonnes de combustible usé. Synatom continue aujourd’hui à gérer les suites de ces contrats, notamment le retour en Belgique des déchets ultimes et leur stockage temporaire en attendant une évacuation. En 1993, le Gouvernement belge a imposé un moratoire sur cette filière, si bien que, depuis, Synatom gère le stockage intermédiaire des combustibles usés, à Tihange dans des piscines et à Doel dans des conteneurs à sec.
Le retour des matières fissiles de La Hague. Le combustible usé qui a suivi la filière fermée a été traité à l'usine de Cogema (devenu aujourd’hui AREVA) à La Hague en France. Progressivement, les déchets issus du retraitement sont rapatriés en Belgique. Ils sont ensuite transférés par Synatom à l’Organisme National des Déchets Radioactifs et des matières Fissiles enrichies (ONDRAF). Synatom finance toutes les opérations techniques d’entreposage et d’évacuation des déchets pris en charge par l’ONDRAF, sur la base de tarifs que fixe cet organisme. Synatom finance également la majeure partie des recherches visant à affiner les technologies qui seront utilisées pour leur mise en dépôt final en couches géologiques profondes.